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Partigiano Le blog en lien avec les militants révolutionnaires. Des textes, des photos et des articles de Rémi et compagnie... sur notre monde, sur la musique, sur la politique, sur l'art, sur les livres...

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DEUX ARTICLES DE « INSURGENT NOTES » SUR LA SITUATION AUX USA

Par Partigiano :: 17/01/2012 à 8:24 :: Actualité

 

14 janvier 2012

 

NE PAS QUITTER LONGVIEW DES YEUX : UNE ATTAQUE CONTRE UN EST UNE ATTAQUE CONTRE TOUS
 
Nous vous écrivons pour vous informer du sérieux affrontement de classe  qui se déroule sur la côte nord-ouest des USA à Longview (Etat de Washington) (1)
 
Dans cette petite ville, une compagnie céréalière internationale EGT , possédée conjointement par trois firmes  ( Bunge North America (américaine),Itochu (japonaise) et STX Pan Ocean (Coréenne), a investi 200 millions de dollars (160 millions d’euros) dans la construction d’un nouveau terminal céréalier dernier cri.
Alors que débutaient les travaux, ECT avait annoncé qu’il emploierait les 225 adhérents du syndicat local « ILWU local 21 » de Longview, conservant ainsi les liens avec la solide implantation du syndicat ILWU (International  Longshore Workers Union) depuis les années 1930 dans les ports de la côte ouest des USA .
Mais, quand  la construction du terminal fut achevée, EGT s’adressa à un syndicat « jaune » -General Construction and Operating Engineers local 701 , avec l’intention de contraindre les dockers d’ILWU à accepter un « bon » contrat qui, d’après les estimations réduirait les coûts annuels du travail sur le terminal d’un  million de dollars par an (800 000 euros)
Cette rupture avec le local 21 de l’ILWU , sans aucun doute , serait le prélude d’une offensive contre ce syndicat sur toute la côté ouest, en particulier avec une perspective d’une extension de l’automatisation. Clairement aussi, les patrons et l’Etat veulent dresser les travailleurs d’ILWU  contre les militants du mouvement « Occupy » pour isoler et affaiblir les uns et les autres. Ils reconnaissent et craignent l’existence du pouvoir d’une jonction Occupy/ ILWU dont la démonstration a déjà été faite.
Malgré cette menace, la centrale syndicale ILWU International ne cherche qu’à limiter le conflit à EGT et à Longview et à éviter toute extension aux autres ports de la côte ouest.. Ils ont ordonné aux dockers de ces autres ports de traverser les piquets de grève animés par Occupy sauf à Longview. Le 6 janvier, les hommes de main d’ILWU ont attaqué un meeting d’Occupy Seattle qui devait  organiser des actions de solidarité avec Longview.
Des  oppositionnels du local 10 d’ILWU, regroupant des dockers de base et d’anciens  permanents, ont déclaré qu’ils allaient tenter de bloquer le port d’Oakland  si un navire dérouté tente d’y accoster. En fait, les hommes de main ont attaqué le meeting d’Occupy à Seattle juste au moment où les dockers retraités d’Oakland et le leader de l’opposition du local 10, Jack Heyman, expliquaient aux présents que les dockers de base de l’ILWU d’Oakland, Portland et Seattle avaient refusé de traverser les piquets d’Occupy et fait ainsi fermer ces ports le 12 décembre et qu’ils feraient de même si les navires céréaliers se présentaient à Longview. Que cela arrive ou pas, en dépit de la pression énorme de l’Etat et des patrons, avec le complicité de la centrale ILWU International et de quelques bureaucrates locaux, reste à voir.
Après être restée à l’écart pendant des mois, le 7 septembre 2010 la police escorta un train vers le terminal EGT et arrêta 19 de ceux qui s’opposaient à son  passage. Le 8 septembre au matin, des centaines de dockers envahirent le terminal et détruisirent la cargaison du train. Plus tard dans la même journée, les dockers de cinq ports voisins, y compris Seattle (Washington) et Portland (Oregon) déclenchèrent une grève sauvage de solidarité avec Longview.
Depuis ces affrontements du début septembre 2010, 220 sur 225 membres du local 21 ont été arrêtés. Le président du local a été arrêté à six reprises et les flics lui ont fracturé le bras. Les hommes de mains privés et la police  entretiennent à Longview une atmosphère qui rappelle celle des la guerre sociale dans les sites miniers dans les années 20. Les hommes de main attaquent les dockers dans les rues et les flics sortent les dockers de leur maison au milieu de la nuit.
Un nouveau navire est supposé arriver à Longview pour décharger une cargaison de grain à un moment quelconque dans les deux prochaines semaines. Il sera escorté par deux navires de la garde côtière américaine et par des hélicoptères, encore plus de flics publics et privés pratiquement militariseront la ville. En vertu de la nouvelle  loi sur la sécurité nationale signée par Obama la veille du Nouvel an, le National Defense Authorization Act (NDAA), quiconque commettant un « acte d’agressivité » contre les Etats-Unis peut être emprisonné indéfiniment sans aucune autre charge ou procès sur ordre du président. Les ports américains sont déjà sous un régime semi militaire sous l’autorité du « Homeland Security », les dockers étant contraints de montrer pas moins que trois cartes d’identité électroniques pour atteindre chaque jour leur lieu de travail et sont de plus l’objet de contrôle de sécurité. Avec un peu d’imagination, il est très facile d’envisager la possibilité de lier un travail militant quelconque à une action  « terroriste ».
Il est essentiel que ces attaques sur les travailleurs de la côte ouest des Etats-Unis reçoivent le maximum d’intérêt internationalement et une solidarité active. Alors que la date d’arrivée du navire est encore tenue secrète, Occupy de la baie de San Francisco, Portland et Seattle organisent des caravanes qui convergeront sur Longview quand la date sera connue. Ailleurs aux Etats-Unis, Occupy projette d’organiser des manifestations devant les bureaux de la Coast Guard et devant les bureaux des compagnies qui possèdent EGT.
Un soutien international, à commencer avec les dockers d’Europe, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud, est aussi essentiel. En 2001  cinq dockers noirs de Charleston (Caroline du Sud) encouraient des années de prison  après avoir été inculpés sur de fausses allégations des flics qui avaient attaqué le piquet de grève. Après que les dockers d’Europe eurent menacé de refuser de charger ou décharger les navires allant ou venant de Charleston, toutes le poursuites contre les « cinq de Charleston » avaient été abandonnées. Quelque chose se similaire,  même à une plus grande échelle, s’imposerait aujourd’hui.
Insurgent Notes appelle quiconque recevant cet appel à rejoindre la lutte, soit en se préparant à rejoindre la convergence projetée sur Longview, soit en participant à des actions plus proches de leur lieu de vie contre les Coast Guard américains ou les firmes Bunge, Itochu et STX Pan Ocean.
La confrontation de Longview sera le plus recent test, et le plus dur, démontrant la capacité des forces qui ont bloqué les ports de la côte ouest les 2 novembre et 12 décembre à pouvoir mobiliser un soutien de masse. La clé d’un succès serait une large alliance de classe de la base des dockers, du nombre imposant des camionneurs  inorganisés des ports et de la masse des précaires qui forme l’aile radicale d’Occupy.  Transformons maintenant cette action défensive en une action offensive.
 
(1) Si tu veux contribuer financièrement à la marche sur Longview vas au site http://occupyoakland.org/donate/ et clique sur  "Donate specifically to West Coast Port  Shutdown" (Donation spécifique au blocage des ports de la côteOuest)
 
http://insurgentnotes.com/

 

 

17 novembre 2011

 

PROCHAINE ETAPE POUR « OCCUPY WALL STREET » : OCCUPER LES BUILDINGS, OCCUPER LES ENTREPRISES.

 

Aujourd’hui, après deux mois d’occupations et les attaques contre celles-ci à Portland, Oakland et maintenant à Manhattan, Occupy Wall Street pourrait bien franchir une nouvelle étape : un rassemblement massif des étudiants à l’Union Square et une manifestation de la classe ouvrière à Foley Square tentent de donner une réalité aux appels croissants à la grève générale.
Cette nouvelle phase devrait impliquer l’extension des occupations aux buildings durant cet hiver et, par delà, aux entreprises, là où la classe ouvrière peut bloquer le système, ce qui serait un pas de plus vers la prise en charge de l’administration de la société sur des bases intégralement rénovées. Quoiqu’il se passe aujourd’hui (17 novembre) et au cours de la prochaine semaine d'actions, il est temps de faire le point sur les limites et les forces du mouvement d’occupation, tant à New York que dans le reste des Etats-Unis.

Il ne fait aucun doute que ce mouvement de rue est le plus important que connaissent les USA depuis quatre décennies. Sa propagation fulgurante dans un millier de villes en quelques semaines l’atteste. L’avalanche de revendications a fait de la misère sociale et économique de ces quarante dernières années, la plupart du temps endurée passivement avec quelques éruptions de résistance ponctuelles, une réalité publique désormais indéniable. Les hommes politiques, les personnalités TV et différents experts ont été pris au dépourvu face à un mouvement qui refuse de s’intégrer à leur univers rendu soudainement inepte.
Malgré l’aspect fourre-tout de ce qu’il exprime, le mouvement a absolument raison de refuser de s’identifier à des revendications spécifiques, des idéologies et des leaders. Depuis des années, la réalité sociale quotidienne lui a trop bien appris à ne pas tomber dans ce piège. Le fond des choses est la réalité que le mouvement représente : le refus d’une société qui jette un nombre toujours plus grand de gens au rebut. S’identifier de trop près à une liste de revendications reviendrait à s’écarter du sentiment profond du mouvement que tout doit changer et de sa certitude que rien ne devrait plus être comme avant.

En réponse, les plus grandes forces capables de détourner ce mouvement vers des voies respectables (le Parti Démocrate et les dirigeants syndicaux) se bousculent pour le contrôler, le désamorcer et le réprimer, comme elles sont parvenues à le faire dans le Wisconsin au printemps dernier. En ce moment, cette tâche leur est rendue rude.
Les différentes réalités que recouvrent les occupations dans 1000 villes défient toute généralisation simplificatrice.
Les grands journaux ont tenté de dépeindre le noyau du mouvement comme jeune, blanc, chômeur et de « classe moyenne », ce dernier terme permettant de faire immédiatement disparaître la classe ouvrière sous une fausse identité.
Quoiqu’il en fût aux premiers temps du mouvement, dans différentes villes (notamment durant la manifestation de masse du 2 novembre sur le Port d’Oakland), un nombre important de noirs et de latinos, ainsi que des personnes âgées, ont propagé celui-ci dans de nombreux endroits, au-delà de sa caractérisation initiale.
Notre but ici n’est pas de nous attarder sur les mille slogans exprimés, phénomène qui n’est pas surprenant de la part d’un mouvement très jeune, composé en grande partie par des gens pour qui ce type d’expérience est la première de leur vie. Des idées telles que le « 1% » ou « faire payer la juste part aux riches », ou « faire payer les banques », ou « abolir la FED » se mêlent aux attaques contre le « capitalisme ». Nous prétendons que la focalisation excessive sur les banques nie le fait que la source de la misère généralisée est la crise mondiale du système capitaliste (salariat) et, ainsi, n’envisage pas le dépassement de la crise par l’établissement d’un monde au-delà du travail salarié, à savoir le socialisme ou le communisme (même si nous sommes bien conscients de l'abus de ces mots dans de trop nombreux cas). Parvenir à une telle perspective requiert que l’on parle ouvertement de classe sociale. Il est clair que la grande majorité des travailleurs aux USA, bien que favorables au mouvement, ne l’ont pas rejoint activement tout simplement parce qu’ils travaillent et sont accaparés par la survie quotidienne.
Le mouvement des occupations doit s’appuyer sur le militantisme créatif de rue de milliers de personnes (tel qu’observé à Oakland, Portland, Seattle, New York et ailleurs) pour toucher cette grande majorité qui semble parfois, à un ou deux pâtés de maison des batailles de rue, vaquer à ses occupations habituelles. Les actions anti expulsions et anti saisies ont permis que cette jonction ait lieu. S’emparer des buildings pour s’y réunir ou y habiter, de même qu’y tenir des ateliers ou des cours, pourrait être une prochaine étape importante. Au-delà, il y a l’extension du mouvement aux arrêts de travail et aux occupations des entreprises, ce qui pose plus fortement qu’auparavant les questions de la propriété privée et du « qui gouverne ? ».
Le renouvellement du bail du Local 100 du Syndicat des Travailleurs du Transit est un point de jonction évident ici à New York. Le bras de fer continu entre les Travailleurs des Docks de la Côte Ouest et les jaunes grégaires de la société EGT à Longview à Washington en est un autre. L’occupation projetée, avec parents et élèves, de cinq écoles vouées à la fermeture à Oakland en est encore un autre. Nous pensons que, dans son effort, le mouvement aura peu de mal à distinguer la base des travailleurs (qui l’a déjà rejoint en différentes occasions) des bureaucrates syndicaux, qui n’ont émis que du bout des lèvres une résolution de « soutien » après l'autre, sans la moindre, ni même symbolique, mobilisation.
Il y a encore moins à dire au sujet des politiciens du Parti Démocrate - plus notoirement, Jean Quan, Maire d’Oakland – qui ont essayé d’utiliser le mouvement à leurs propres fins avant de lui envoyer la police anti-émeute.
TOUTEFOIS, L'OCCUPATION EST SEULEMENT UN PAS DE PLUS EN AVANT : AU DELA, C'EST LA QUESTION DE LA PRISE EN CHARGE DE LA PRODUCTION DE LA SOCIETE POUR NOUS-MEMES ET DU FONCTIONNEMENT DE CELLE-CI SUR UNE BASE ENTIEREMENT NOUVELLE QUI SE POSE.

Quoiqu’il arrive dans un futur immédiat, une brèche a été faite dans le mur de silence bâti sur quarante ans de misère accumulée. Chaque jour apporte de nouvelles attaques contre les travailleurs, tandis que le capitalisme mondial échappe à tout contrôle. Il n’a jamais été plus clair que la « normalité » capitaliste dépend de la passivité de ceux qu’elle écrase pour assurer sa propre survie, cette passivité qui, de la Tunisie et de l’Egypte, en passant par la Grèce et l’Espagne, jusqu’à NewYork, Oakland, Seattle et Portland, est révolue. La tâche aujourd’hui est de jeter toutes nos forces dans la batailles pour atteindre ce point de non retour où les conditions nous hurlent : « Nous avons une chance de changer le monde, prenons-là ! ».


http://insurgentnotes.com/

 

 

 

 

 

 

 

Inventaire de la confusion

Par Partigiano :: 09/11/2011 à 8:57 :: Bouquins


A lire, le dernier numéro de Ni patrie ni frontières : un inventaire qui répertorie et met à nu les concepts, les expressions, les sites internet et les militants/idiots utiles à la confusion; de l'impérialisme à l'anticapitalisme, du National-bolchevisme au Renouveau Français, de Tariq Ramadan à Alain Soral... Tout ce qui sème le trouble dans la tête des prolétaires est ici passé au presse-purée pour finir dans les égouts.


A noter, avant d'être publié l'inventaire a circulé parmi plusieurs groupes de camarades : Mouvement Communiste, Groupe d'Action pour la Recomposition de l'Autonomie Prolétarienne (GARAP) et Luftmenschen; des notes et des commentaires ainsi que des annexes signés de ces groupes ont été rajoutés dans ce numéro.




4ème de couverture :


"Les médias ont réc­emment déc­ouvert la « fachos­phère » et fait sem­blant de s’en émouvoir, mais Internet n’est qu’une des formes d’expres­sion des grou­pus­cu­les d’extrême droite et du FN. Les mili­tants néof­asc­istes, iden­ti­tai­res, « popu­lis­tes », etc., ne se conten­tent pas de rester sage­ment devant leurs ordi­na­teurs. Ils infil­trent ou inves­tis­sent à visage déc­ouvert des syn­di­cats, des asso­cia­tions, des clubs de sport, des grou­pes éco­log­istes, etc. Ils mènent une offen­sive contre-cultu­relle, faci­litée par la pro­pa­gande natio­na­liste, sécu­rit­aire, anti-Roms et anti-étr­angers que dif­fu­sent les gou­ver­ne­ments Sarkozy depuis 2007. Et aussi par l’apa­thie de la « gauche » qui n’a jamais mis en pra­ti­que l’égalité totale des droits entre tra­vailleurs français et « étr­angers », et est inca­pa­ble de penser en dehors du cadre capi­ta­liste et élec­toral.

Tout cela n’aurait pas été pos­si­ble sans une dér­oute idéo­lo­gique qui s’est déroulée bien avant le 21 avril 2002 et la montée en puis­sance des « trolls » de l’extrême droite sur Internet. Un bou­le­vard lui a été ouvert par des médias de gauche (« alter­na­tifs » ou de « contre-infor­ma­tion ») laxis­tes face à l’antisé­mit­isme, des alter­mon­dia­lis­tes réacti­onn­aires, des éco­log­istes « ni de droite ni de gauche », des « socia­lis­tes » et des « com­mu­nis­tes » sou­ve­rai­nis­tes, patrio­tes ou par­ti­sans d’un Etat sécu­rit­aire, des intel­lec­tuels post-moder­nes qui met­tent toutes les idées sur le même plan, des jour­na­lis­tes incultes ou avides de sen­sa­tion­nel, et une « gauche radi­cale » qui a perdu toute bous­sole de classe et toute volonté d’abat­tre l’Etat bour­geois.

Tels sont quel­ques-uns des arti­sans de la confu­sion idéo­lo­gique actuelle, dont pro­fi­tent des fas­cis­tes ayant un projet poli­ti­que précis : pro­fi­ter de la démoc­ratie bour­geoise pour rép­andre leur venin, alter­ner agres­sions phy­si­ques et pas­sa­ges à la télé­vision, mani­fes­ta­tions ou pro­ces­sions « bon enfant » et atta­ques de com­man­dos racis­tes, prés­ence aux élections et pra­ti­que de la vio­lence. Ce numéro prés­ente, sous la forme d’un inven­taire d’une cen­taine d’entrées, des sites Internet qui font le lit du fas­cisme, des concepts ambi­gus ou mal définis, des publi­ca­tions grou­pus­cu­lai­res mais noci­ves, et quel­ques grou­pes, agi­ta­teurs ou « pen­seurs » fas­cis­tes. Nous ten­tons d’étudier les pas­se­rel­les entre l’anti­ca­pi­ta­lisme de gauche et la droite radi­cale, le ter­rain de ruines idéo­lo­giques sur lequel les Identitaires, le Front natio­nal, les natio­na­lis­tes-révo­luti­onn­aires, les intégr­istes chrétiens, etc., tis­sent leur pelote en toute impu­nité, voire avec la com­pli­cité active, ou pas­sive, de cer­tains idiots utiles « de gauche ».

Plusieurs annexes de cet inven­taire dres­sent un por­trait vivant de la vio­lence que les nervis racis­tes ou fas­cis­tes ten­tent d’ins­tau­rer dans les rues de l’Hexagone, jamais très loin du Front natio­nal, et géné­ra­lement sous l’œil indul­gent des flics et des juges. Il ne s’agit ni de pleur­ni­cher en psal­mo­diant « Le fas­cisme ne pas­sera pas ! » ou « Sarkozy = Vichy II », ni de se réfugier der­rière les prin­ci­pes démoc­ra­tiques et inter­clas­sis­tes de la « Résistance » sta­lino-gaul­liste, mais de réfléchir et sur­tout de n’atten­dre aucune aide des ins­ti­tu­tions pour affron­ter ces mena­ces poli­ti­ques. À nous de décider si nous vou­lons conti­nuer à subir…ou agir."

200 pages, – 10 € (frais de port inclus) disponible sur Mondialisme





Exposition Boris Vian

Par Partigiano :: 07/11/2011 à 8:57 :: Art

Une expo à la BNF en ce moment sur un personnage atypique du 20ème siècle :




Expo petite mais bien conçue qui retrace la vie et les œuvres du poète, écrivain, chanteur ou jazzman.


A voir du 18 octobre 2011 au 15 janvier 2012, à la Bibliothèque Nationale.


Site de l'expo







Grève générale en Grèce

Par Partigiano :: 01/07/2011 à 7:53 :: Actualité


Ça chauffe en Grèce



je vous invite à lire les deux articles du Jura Libertaire qui racontent les deux journées des 28 et 29 juin :


http://juralib.noblogs.org/2011/06/29/grece-mardi-28-juin-premier-jour-de-greve-generale-nationale/


http://juralib.noblogs.org/2011/06/29/grece-mercredi-29-juin-second-jour-de-greve-generale-nationale/






Un Monde Meilleur Chapitre 7

Par Partigiano :: 29/06/2011 à 12:19 :: Un Monde Meilleur

Les vacances scolaires se terminent et je vais faire ma rentrée en 6ème au collège Louis Aragon de Domérat. Début septembre, chaque élève a reçu un catalogue de fournitures avec un bon de commande, ainsi qu’une liste fournie par les professeurs. Tout sera distribué gratuitement à la coopérative scolaire quelques jours avant la rentrée.
-    Quand j’étais petit, on nous disait que l’école était gratuite. Mais on devait payer les fournitures et les livres. L’inégalité entre les élèves était flagrante, me dit mon papi. Supprimer l’argent a été une des meilleures choses jamais entreprise dans l’Histoire.
-    Pourquoi ?
-    Parce que l’argent était devenu, une source de conflit entre les gens. Sans argent tu ne pouvais pas manger, te loger ou t’habiller. Les gens travaillaient pour gagner un peu d’argent pour pouvoir survivre, pendant que quelques riches se pavanaient dans de grandes villas et des belles voitures. Les rapports entre les gens étaient pourris par le fric. Désormais, chacun a accès à toutes les choses nécessaires pour bien vivre, ce n’est plus l’argent qui régit la consommation mais les besoins. Tu comprends mon p’tit gars ?
-    Un peu…
-    Je te donne un exemple : la maison dans laquelle nous vivons, avant la révolution, appartenait à une entreprise qui possédait toutes les maisons de notre rue. On devait leur payer un loyer pour pouvoir y habiter. Toute la terre et les habitats étaient des propriétés privées et plus tu avais d’argent, plus tu pouvais avoir de logements et les mettre en location pour faire du fric. Aujourd’hui chacun habite une maison ou un appartement avec qui il veut et où il veut. La répartition des logements se fait en fonction des besoins.
-    Et si je veux vivre dans une tente ?
-    Tu peux mais ce n’est pas très confortable. Il y a des gens qui vivent dans des roulottes ou des caravanes, ce sont des nomades ; d’autres vivent sur des bateaux ou des péniches. Il y a plein de mode de vie possible. Dans l’ère capitaliste, la majorité des gens vivaient tous de la même façon, on avait tous le même style de vie : travail, voiture, dodo et le week-end un peu de temps libre pour se reposer. Ceux qui n’étaient pas dans cette norme étaient montrés du doigt ou traités de fainéants. Aujourd’hui, cela a changé car les gens passent plus de temps à faire des choses qui leur plaisent.


***

J'ai hâte de faire ma rentrée pour retrouver mes copains et Mélissa. Mais j'ai toujours un petit nœud au ventre la veille et mon papi le voit bien lors du dîner :
    Alors mon gamin, tu ne manges rien ?
    Je n’ai pas faim papi.
    C'est parce qu'il est amoureux, m'embête ma sœur.
    N'importe quoi, je dis, va t'occuper de tes boutons sur la gueule.
    Rémi, ne parle pas comme ça à ta sœur, crie ma mère.
    Du calme les enfants, rétorque mon père, demain c'est la rentrée au collège pour toi mon petit gars, et tu vas pouvoir apprendre plein de choses passionnantes, notamment dans toutes les matières optionnelles qui sont proposées à partir de cette année.
    Quelles matières ?
    En plus des cours généraux, français, histoire, maths etc..., tu peux t'inscrire à des cours de musique, de dessin et de sport. En fait, les associations sportives et artistiques se sont mutualisées avec le collège pour que tous les enfants aient accès à l'éducation la plus large possible, et elles proposent des nouvelles activités. Par contre quand tu t'inscris dans une matière, tu t'engages à la suivre sérieusement toute l'année.
    C'est super, dit mon papi, profitez-en les enfants. De mon temps c'était pas comme ça, fallait payer pour ce genre de choses. Forcément les plus pauvres ne pouvaient pas en profiter. Mais aujourd'hui c'est fini ces conneries. Vive la révolution !
    Maman, papi a encore trop bu, s'indigne ma sœur.


***

Le matin de la rentrée, je retrouve tous mes copains dans la cour du collège. On se remémore nos vacances en attendant la sonnerie qui annoncera une nouvelle année scolaire. Une fois dans le hall principal, chacun cherche son nom sur les listes affichées pour savoir dans quelle classe il se trouve. Je suis avec Julien, Pascal, Damien et Anthony. Les autres sont réparties sur deux autres classes. Notre professeure principale est Madame Alliouche, notre professeure d’Espéranto. J’aperçois ma sœur, de l’autre côté du hall, avec ses copines. Elle passe en 3ème cette année. Elle va devoir choisir le lycée et la filière où elle veut étudier plus tard.

Notre première heure de cours se tient avec notre professeure principale. Après avoir fait l’appel, elle nous distribue notre emploi du temps et nous explique :
-    Le conseil scolaire, à partir de cette année, a réparti les heures de cours obligatoires sur quatre jours. Le mercredi et le samedi sont consacrés au modules optionnels, à savoir, les cours de musique et artistiques, et les activités sportives. Vous avez aussi des sorties loisirs. Je vais vous donner une feuille à remplir où vous devrez choisir vos options. Vous me la rendrez avant la fin de la semaine. Tout choix est définitif pour l’année scolaire alors réfléchissez bien.
-    Madame, intervient Damien, et si on n’a envie de rien faire ?
-    C’est ton choix, mais ça ne t’aidera pas à être plus malin.
La classe éclate de rire. La professeure continue :
-    Ces activités sont utiles pour éveiller votre envie de connaissance et peut-être vous découvrir une passion. Elles permettent aussi de se divertir tout en apprenant, de se changer les idées et de découvrir de nouveaux mondes. La musique est un domaine immense, tout comme la peinture. Alors profitez de ces modules, ce ne peut être que des bonnes expériences.

Pendant la récréation, chacun a exprimé ses choix de modules optionnels. Pascal et Julien n’ont choisi que des cours de sport malgré qu’ils fassent déjà du football au Stade Domératois. Sébastien et Damien ont choisi des sorties loisirs comme la pêche ou le ramassage de champignons. Anthony, Matthieu et moi avons choisi l’histoire de la musique ainsi que l’atelier bande dessinée. A la fin de la récréation, je suis allé voir Mélissa. Elle veut choisir l’atelier peinture et celui de biologie appliquée. Je lui demande si elle veut bien qu’on se voit mercredi après-midi et elle accepte. Elle me fait un bisou sur la joue. Ma sœur me regarde de loin et rigole de moi avec ses copines. Du coup, je m’approche d’elles et m’exclame :
-    Arrêtez de rigoler avec vos sourires en chemin de fer !
Un copain de ma sœur, Christophe, intervient :
-    Eh le bleu tu vas retourner avec tes minipouces ! Depuis quand les petits parlent comme ça ?
-    Depuis que je suis là.
-    C’est pas toi qui vas faire la loi bambino alors vas jouer aux billes.


***

Mercredi après-midi, j’ai retrouvé Mélissa dans le parc en bas de chez moi. Nous habitons le même quartier, Bressolles. Un immense lotissement construit autour d’un espace vert au milieu duquel coule un ruisseau. Beaucoup de jeunes se retrouvent dans ce parc pour jouer au foot et pour s’amuser. Les soirs d’étés, c’est souvent la fête, beaucoup sont bourrés et des voisins se plaignent du bordel. Mais il y a toujours des anciens, en train de jouer aux boules, qui viennent calmer ces petites tensions.

J’ai proposé à Mélissa de lui montrer la cabane qu’on a faite avec mes copains dans le bois derrière chez moi. En chemin, nous croisons Damien et Pascal en train de faire la course avec Greg sur leurs vélos.
-    Ils font ça tous les mercredis, dit Mélissa.
-    Je sais, normalement c’est moi qui tiens le chrono au départ mais pour aujourd’hui, ils ont demandé à Thibault.
-    Tu n’as pas peur d’aller dans le bois ?
-    Non pourquoi ?
-    A ce qui paraît, il y a un vieux qui habite dedans et qui kidnappe des enfants. C’est une voisine qui a dit ça à ma mère.
-    Ahah c’est des conneries, c’est des histoires pour faire peur aux filles !
Elle me jette un regard de tueuse. J’en profite pour changer de sujet.

Pour arriver à la cabane, on doit emprunter un petit sentier assez tortueux, décoré par quelques grosses toiles d’araignées et des orties. De quoi faire crier Mélissa et effrayer les quelques animaux qui habitent dans le coin. Notre cabane se trouve au pied d’un immense chêne plus que centenaire. Elle est faite de bric et de broc, de planches récupérées et de morceaux de bois ramassés. Elle a la forme d’une tente canadienne. Les branches horizontales des arbres voisins nous ont aidés à la construire. On tient facilement assis à cinq dedans. On a fabriqué des arcs et des flèches en bois, qu’on cache à l’intérieur, et que je montre à Mélissa.

Nous avons aussi notre observatoire en haut du chêne. La multitude de branches solides nous sert d’échelle. Mes parents m’ont interdit de monter car c’est dangereux mais j’y monte quand même. Nous décidons de grimper. Je lui dis de passer devant pour la guider et elle se débrouille plutôt bien. Arrivés en haut, le tronc principal se détache en plusieurs grosses branches qui permettent de s’asseoir côte à côte. De cette hauteur, nous surplombons le bois et nous voyons tout le centre de Domérat ainsi que les hameaux alentours. Le soleil est déjà assez bas en cette fin d’après-midi de septembre. Mélissa s’appuie sur mon épaule et je la prends dans mes bras.


***

La première semaine au collège s’est bien passée. Les cours d’histoire-géographie sont très intéressants. Je ne peux pas en dire autant des mathématiques. Je passe mon temps à dessiner sur mon cahier au lieu de faire les exercices, ce qui m’a valu des devoirs en plus à rendre pour le prochain cours. Je ne l’ai pas dit à mon père sinon il m’aurait crié dessus.

Samedi matin, j’ai eu mon premier cours optionnel : histoire de la musique. C’est Bruno, un guitariste d’un groupe de rock de la région et ami du directeur de l’école de musique, qui nous fait les leçons :
-    Bonjour à toutes et à tous, je vois qu’on est un bon petit groupe. Je m’attendais à moins de motivés, c’est cool, ça fait plaisir. Alors, on va passer les samedis ensemble à étudier l’histoire de la musique à travers toutes les époques mais aussi différencier les styles de musique et essayer d’en connaître les grands noms. Qui pratique un instrument parmi vous ?
La majorité des élèves présents lève la main.
-    Ok, j’ai affaire à des passionnés, dites donc ! Je vous ai préparé une présentation du programme de l’année que je vais vous distribuer. On va commencer par un aperçu des origines de la musique à la préhistoire. Malheureusement on n’a pas d’enregistrement de l’époque donc ce sont les découvertes archéologiques qui nous intéresserons. Après nous passerons rapidement sur l’antiquité et le moyen-âge qui ne sont pas des périodes fastes, pour en venir à l’époque capitaliste, qui elle, foisonne de créations musicales.
Je lève la main et demande :
-    Pourquoi ?
-    Comment t’appelles-tu ?
-    Rémi
-    Ok, Rémi. Le directeur de l’école de musique m’a parlé de toi et de tes « pourquoi ». C’est bien d’être curieux… En fait, l’ère capitaliste en développant l’industrie, la population et les villes a développé la production de musique. Matériellement, les instruments se sont transformés, on est passé de la guitare sèche à la guitare électro-acoustique puis électrique par exemple. La technologie a créé les boites à rythmes et synthétiseurs. Et derrière tout ça, la misère, la souffrance, l’injustice, sont des sources d’inspiration énormes. La musique durant le 20ème siècle représentait les courants sociaux des différentes époques. Mais je m’égare, on verra tout ça justement au cours de l’année.
Un élève de troisième lève la main :
-    Est-ce que ça veut dire que notre époque est devenue moins riche en création musicale ?
-    Je ne dirais pas ça. Je dirais qu’au contraire la liberté a amené une autre vision des choses. Les sources d’inspiration majoritaires restent quand même l’amour et l’histoire. Mais il faut bien comprendre que durant les dernières années avant la révolution, des grandes compagnies produisaient de la musique pour faire de l’argent. Et les radios diffusaient énormément ces musiques-là. Je vous en ferai écouter pour que vous compreniez. Des choses plus intéressantes étaient dans l’underground, autrement dit dans l’ombre. La révolution, en supprimant le poids de l’argent a libéré la création et l’innovation artistique. Maintenant, si vous le voulez bien, nous allons commencer notre premier cours. Qui peut me donner une définition générale de ce qu’est la musique ?
-    C’est un ensemble de sons et des mélodies, répond Matthieu.
-    Oui c’est presque ça, c’est l’art d’assembler harmonieusement des sons. Alors vous me direz dans ce cas là, le chant d’un oiseau, c’est de la musique ? Et bien oui, les oiseaux sont des musiciens. Et il est fort probable, d’après les paléontologues, que les premiers instruments de musique créé par l’homme, servaient à la chasse ou à reproduire les bruits des animaux. A votre avis, quels sont les plus vieux instruments retrouvés dans les fouilles archéologiques ?
-    Des tam-tams, répond un élève de cinquième.
-    Et non, ce sont des instruments à vent, des sortes de flûtes taillées dans des os ou dans l’ivoire des mammouths par exemple. Les plus vieux exemplaires ont 35000 ans et ils ont été découverts en Allemagne. C’est la photo que vous voyez au fond de la salle ; regardez, on aperçoit des petits trous le long du tube, comme sur les flûtes modernes. Biensûr, celle-là produisait moins de sons différents, elle devait être plus proche du sifflet. Mis à part les instruments, avec quoi pouvons-nous faire de la musique ?
-    Avec notre voix, répond Anthony.
-    Oui tout à fait, avec notre corps. Les sons produits par le larynx, taper dans ses mains ou avec ses pieds, ont sûrement été les bases de la musique primitive, qui devait être essentiellement basée sur la rythmique. Nos ancêtres ont dû aussi essayer d’imiter les cris des animaux avec leur bouche avant d’essayer avec des instruments. Nul doute aussi, que les grottes ont servi pour des chants étant donné leurs exceptionnelles acoustiques…





Considérations sur les “indignés”

Par Partigiano :: 28/06/2011 à 15:23 :: Actualité

Un article qui analyse le mouvement des "indignés" sur  le site La guerre dans l'âme :

Il fût un temps où les soulèvements de la classe ouvrière et/ou de la jeunesse s’appuyaient sur de solides écrits révolutionnaires : le Manifeste de Marx et Engels, le petit livre rouge, quelques essais situationnistes…Les révoltes du XXème siècle ont eu au moins le mérite d’être motivées par une stratégie globale de renversement effectif de la société, renversement qui, s’il n’a pas eu lieu, n’en est pas pour autant disqualifié dans les expressions les plus virulentes du Conflit en cours, bien au contraire. Mais il en va autrement du soulèvement des « indignés », qui a récemment bénéficié d’un emballement médiatique qui a eu tôt fait d’en faire le modèle de la « révolution citoyenne » de demain. Disons-le tout de suite : le grand soir de la « démocratie réelle » respire un air bien peu révolutionnaire…

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Le temps des émeutes a commencé

Par Partigiano :: 16/06/2011 à 12:15 :: Actualité

Un bon texte analytique du site grec, Blaumachen, en français :

L’étape transitoire de la crise :  De la restructuration à la révolte

Jour après jour, le vent de la révolte qui balaie l’Afrique et le Moyen-Orient se fait de plus en plus sentir. L’un après l’autre, les pays font les gros titres de la presse internationale, mais le sujet reste identique : des heurts entre manifestants et la police et/ou les nervis para-étatiques de tel ou tel régime, généralement totalitaire. Malgré toute la peine que se donne le spectacle mondial pour dissimuler le caractère prolétarien des émeutes et pour mettre l’accent sur les contradictions internes, en présentant les évènements comme de simples mouvements politiques « pour la démocratie », ou comme des confrontations politiques entre les partisans de tel et tel politicien local, rien n’y fait : c’est classe contre classe. Dans les mains des prolétaires, des pierres, des cocktails molotov et des morceaux de bois ; les flics, eux, sont armés jusqu’aux dents et, pris de peur, tirent dans le tas, assassinant sans discrimination. Les prolétaires occupent des bâtiments, bloquent des rues et incendient des voitures, s’attaquent aux prisons pour libérer les prisonniers, sabotent les infrastructures, et le capital s’apprête à imposer une dictature encore plus dure. Les régimes transitoires auront beaucoup de mal à se stabiliser, se trouvant de fait dans l’impossibilité de satisfaire ne serait-ce qu’une des revendications fondamentales des insurgés quant au niveau de vie. L’Égypte et la Libye nous offrent pour le moment les expressions les plus sévères de cette phase insurrectionnelle de la crise. L’Égypte à cause de son importance économique et géopolitique dans la concurrence inter-capitaliste mondiale ; la Libye, mises à part les questions pétrolières, à cause de la fulgurante perte de contrôle de l’État sur la situation, semant la panique à l’échelle internationale.

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Contact

Par Partigiano :: 10/06/2011 à 8:27 :: Général

Si des gens veulent me contacter et discuter, j'ai créé une adresse mail :

remitozeblog@yahoo.fr ou cliquer sur contact dans la colonne à gauche.




Je déteste

Par Partigiano :: 09/06/2011 à 11:30 :: Textes divers

Je déteste ce système et tout ce qu’il contient.

Je déteste l’injustice et l’inégalité. L’arrogance des bourgeois.

Je déteste les hommes politiques, les dirigeants syndicaux qui ne sont que des collabos.

Je ne supporte pas l’idée qu’en ce moment même des gens meurent de faim, de froid ou sous les balles d’une guerre à cause de l’économie capitaliste ou de la religion.

Je déteste les petits soldats du capital et leur mentalité de fayot. Leur obsession à capituler devant leur bourreau.

Je déteste les patrons pour qui ma classe se crève le cul pour des salaires de merde et des conditions de travail mortifères.

Je déteste ce mode de vie où l’on bouffe de la merde plein de pesticides, où l’on boit de l’eau souillée et où l’on respire de l’air pollué.

Je suis né avec la rage au ventre contre ce système qui mène le monde vers la barbarie apocalyptique. L’objectif est la révolution prolétarienne mondiale.

Je suis prêt à en découdre pour construire un monde meilleur. Le monde parfait n’existe pas mais un monde où tout le monde peut manger, se loger et se soigner peut exister. Nous avons toutes les capacités pour cela. Un monde sans classe, ni Etat, sans argent. Une société libre et égale.

J’aime le partage, l’échange, la connaissance face à l’ignorance.
J’aime la solidarité, l’amour et l’amitié.
J’aime la liberté.





Viva España

Par Partigiano :: 24/05/2011 à 15:34 :: Actualité

Ça bouge en Espagne, pourvu que ça se durcisse et que ça se répande telle une épidémie...

A lire sur le web :

- Dossier Espagne sur Rue89

-
¡Que se vayan todos! sur Des nouvelles du front

-
Tahrir, Puerta del Sol, Bellecour ? La révolution est dans la place ! sur Rebellyon.info






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