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Partigiano
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DEUX ARTICLES DE « INSURGENT NOTES » SUR LA SITUATION AUX USAPar Partigiano :: 17/01/2012 à 8:24 :: Actualité
14 janvier 2012
NE PAS QUITTER LONGVIEW DES YEUX : UNE ATTAQUE CONTRE UN EST UNE ATTAQUE CONTRE TOUS
17 novembre 2011
PROCHAINE ETAPE POUR « OCCUPY WALL STREET » : OCCUPER LES BUILDINGS, OCCUPER LES ENTREPRISES.
Aujourd’hui, après deux mois d’occupations et les attaques contre celles-ci à Portland, Oakland et maintenant à Manhattan, Occupy Wall Street pourrait bien franchir une nouvelle étape : un rassemblement massif des étudiants à l’Union Square et une manifestation de la classe ouvrière à Foley Square tentent de donner une réalité aux appels croissants à la grève générale. Il ne fait aucun doute que ce mouvement de rue est le plus important que connaissent les USA depuis quatre décennies. Sa propagation fulgurante dans un millier de villes en quelques semaines l’atteste. L’avalanche de revendications a fait de la misère sociale et économique de ces quarante dernières années, la plupart du temps endurée passivement avec quelques éruptions de résistance ponctuelles, une réalité publique désormais indéniable. Les hommes politiques, les personnalités TV et différents experts ont été pris au dépourvu face à un mouvement qui refuse de s’intégrer à leur univers rendu soudainement inepte. En réponse, les plus grandes forces capables de détourner ce mouvement vers des voies respectables (le Parti Démocrate et les dirigeants syndicaux) se bousculent pour le contrôler, le désamorcer et le réprimer, comme elles sont parvenues à le faire dans le Wisconsin au printemps dernier. En ce moment, cette tâche leur est rendue rude. Quoiqu’il arrive dans un futur immédiat, une brèche a été faite dans le mur de silence bâti sur quarante ans de misère accumulée. Chaque jour apporte de nouvelles attaques contre les travailleurs, tandis que le capitalisme mondial échappe à tout contrôle. Il n’a jamais été plus clair que la « normalité » capitaliste dépend de la passivité de ceux qu’elle écrase pour assurer sa propre survie, cette passivité qui, de la Tunisie et de l’Egypte, en passant par la Grèce et l’Espagne, jusqu’à NewYork, Oakland, Seattle et Portland, est révolue. La tâche aujourd’hui est de jeter toutes nos forces dans la batailles pour atteindre ce point de non retour où les conditions nous hurlent : « Nous avons une chance de changer le monde, prenons-là ! ».
Inventaire de la confusionPar Partigiano :: 09/11/2011 à 8:57 :: Bouquins
A lire, le dernier numéro de Ni patrie ni frontières : un inventaire qui répertorie et met à nu les concepts, les expressions, les sites internet et les militants/idiots utiles à la confusion; de l'impérialisme à l'anticapitalisme, du National-bolchevisme au Renouveau Français, de Tariq Ramadan à Alain Soral... Tout ce qui sème le trouble dans la tête des prolétaires est ici passé au presse-purée pour finir dans les égouts. A noter, avant d'être publié l'inventaire a circulé parmi plusieurs groupes de camarades : Mouvement Communiste, Groupe d'Action pour la Recomposition de l'Autonomie Prolétarienne (GARAP) et Luftmenschen; des notes et des commentaires ainsi que des annexes signés de ces groupes ont été rajoutés dans ce numéro. 4ème de couverture : "Les médias ont récemment découvert la « fachosphère » et fait semblant de s’en émouvoir, mais Internet n’est qu’une des formes d’expression des groupuscules d’extrême droite et du FN. Les militants néofascistes, identitaires, « populistes », etc., ne se contentent pas de rester sagement devant leurs ordinateurs. Ils infiltrent ou investissent à visage découvert des syndicats, des associations, des clubs de sport, des groupes écologistes, etc. Ils mènent une offensive contre-culturelle, facilitée par la propagande nationaliste, sécuritaire, anti-Roms et anti-étrangers que diffusent les gouvernements Sarkozy depuis 2007. Et aussi par l’apathie de la « gauche » qui n’a jamais mis en pratique l’égalité totale des droits entre travailleurs français et « étrangers », et est incapable de penser en dehors du cadre capitaliste et électoral. Tout cela n’aurait pas été possible sans une déroute idéologique qui s’est déroulée bien avant le 21 avril 2002 et la montée en puissance des « trolls » de l’extrême droite sur Internet. Un boulevard lui a été ouvert par des médias de gauche (« alternatifs » ou de « contre-information ») laxistes face à l’antisémitisme, des altermondialistes réactionnaires, des écologistes « ni de droite ni de gauche », des « socialistes » et des « communistes » souverainistes, patriotes ou partisans d’un Etat sécuritaire, des intellectuels post-modernes qui mettent toutes les idées sur le même plan, des journalistes incultes ou avides de sensationnel, et une « gauche radicale » qui a perdu toute boussole de classe et toute volonté d’abattre l’Etat bourgeois. Tels sont quelques-uns des artisans de la confusion idéologique actuelle, dont profitent des fascistes ayant un projet politique précis : profiter de la démocratie bourgeoise pour répandre leur venin, alterner agressions physiques et passages à la télévision, manifestations ou processions « bon enfant » et attaques de commandos racistes, présence aux élections et pratique de la violence. Ce numéro présente, sous la forme d’un inventaire d’une centaine d’entrées, des sites Internet qui font le lit du fascisme, des concepts ambigus ou mal définis, des publications groupusculaires mais nocives, et quelques groupes, agitateurs ou « penseurs » fascistes. Nous tentons d’étudier les passerelles entre l’anticapitalisme de gauche et la droite radicale, le terrain de ruines idéologiques sur lequel les Identitaires, le Front national, les nationalistes-révolutionnaires, les intégristes chrétiens, etc., tissent leur pelote en toute impunité, voire avec la complicité active, ou passive, de certains idiots utiles « de gauche ». Plusieurs annexes de cet inventaire dressent un portrait vivant de la violence que les nervis racistes ou fascistes tentent d’instaurer dans les rues de l’Hexagone, jamais très loin du Front national, et généralement sous l’œil indulgent des flics et des juges. Il ne s’agit ni de pleurnicher en psalmodiant « Le fascisme ne passera pas ! » ou « Sarkozy = Vichy II », ni de se réfugier derrière les principes démocratiques et interclassistes de la « Résistance » stalino-gaulliste, mais de réfléchir et surtout de n’attendre aucune aide des institutions pour affronter ces menaces politiques. À nous de décider si nous voulons continuer à subir…ou agir." 200 pages, – 10 € (frais de port inclus) disponible sur Mondialisme Exposition Boris VianPar Partigiano :: 07/11/2011 à 8:57 :: Art
Une expo à la BNF en ce moment sur un personnage atypique du 20ème siècle : Expo petite mais bien conçue qui retrace la vie et les œuvres du poète, écrivain, chanteur ou jazzman. A voir du 18 octobre 2011 au 15 janvier 2012, à la Bibliothèque Nationale. Grève générale en GrècePar Partigiano :: 01/07/2011 à 7:53 :: Actualité
Ça chauffe en Grèce je vous invite à lire les deux articles du Jura Libertaire qui racontent les deux journées des 28 et 29 juin : http://juralib.noblogs.org/2011/06/29/grece-mardi-28-juin-premier-jour-de-greve-generale-nationale/ Un Monde Meilleur Chapitre 7Par Partigiano :: 29/06/2011 à 12:19 :: Un Monde Meilleur
Les vacances scolaires se terminent et je vais faire ma rentrée en 6ème au collège Louis Aragon de Domérat. Début septembre, chaque élève a reçu un catalogue de fournitures avec un bon de commande, ainsi qu’une liste fournie par les professeurs. Tout sera distribué gratuitement à la coopérative scolaire quelques jours avant la rentrée. - Quand j’étais petit, on nous disait que l’école était gratuite. Mais on devait payer les fournitures et les livres. L’inégalité entre les élèves était flagrante, me dit mon papi. Supprimer l’argent a été une des meilleures choses jamais entreprise dans l’Histoire. - Pourquoi ? - Parce que l’argent était devenu, une source de conflit entre les gens. Sans argent tu ne pouvais pas manger, te loger ou t’habiller. Les gens travaillaient pour gagner un peu d’argent pour pouvoir survivre, pendant que quelques riches se pavanaient dans de grandes villas et des belles voitures. Les rapports entre les gens étaient pourris par le fric. Désormais, chacun a accès à toutes les choses nécessaires pour bien vivre, ce n’est plus l’argent qui régit la consommation mais les besoins. Tu comprends mon p’tit gars ? - Un peu… - Je te donne un exemple : la maison dans laquelle nous vivons, avant la révolution, appartenait à une entreprise qui possédait toutes les maisons de notre rue. On devait leur payer un loyer pour pouvoir y habiter. Toute la terre et les habitats étaient des propriétés privées et plus tu avais d’argent, plus tu pouvais avoir de logements et les mettre en location pour faire du fric. Aujourd’hui chacun habite une maison ou un appartement avec qui il veut et où il veut. La répartition des logements se fait en fonction des besoins. - Et si je veux vivre dans une tente ? - Tu peux mais ce n’est pas très confortable. Il y a des gens qui vivent dans des roulottes ou des caravanes, ce sont des nomades ; d’autres vivent sur des bateaux ou des péniches. Il y a plein de mode de vie possible. Dans l’ère capitaliste, la majorité des gens vivaient tous de la même façon, on avait tous le même style de vie : travail, voiture, dodo et le week-end un peu de temps libre pour se reposer. Ceux qui n’étaient pas dans cette norme étaient montrés du doigt ou traités de fainéants. Aujourd’hui, cela a changé car les gens passent plus de temps à faire des choses qui leur plaisent. *** J'ai hâte de faire ma rentrée pour retrouver mes copains et Mélissa. Mais j'ai toujours un petit nœud au ventre la veille et mon papi le voit bien lors du dîner : Alors mon gamin, tu ne manges rien ? Je n’ai pas faim papi. C'est parce qu'il est amoureux, m'embête ma sœur. N'importe quoi, je dis, va t'occuper de tes boutons sur la gueule. Rémi, ne parle pas comme ça à ta sœur, crie ma mère. Du calme les enfants, rétorque mon père, demain c'est la rentrée au collège pour toi mon petit gars, et tu vas pouvoir apprendre plein de choses passionnantes, notamment dans toutes les matières optionnelles qui sont proposées à partir de cette année. Quelles matières ? En plus des cours généraux, français, histoire, maths etc..., tu peux t'inscrire à des cours de musique, de dessin et de sport. En fait, les associations sportives et artistiques se sont mutualisées avec le collège pour que tous les enfants aient accès à l'éducation la plus large possible, et elles proposent des nouvelles activités. Par contre quand tu t'inscris dans une matière, tu t'engages à la suivre sérieusement toute l'année. C'est super, dit mon papi, profitez-en les enfants. De mon temps c'était pas comme ça, fallait payer pour ce genre de choses. Forcément les plus pauvres ne pouvaient pas en profiter. Mais aujourd'hui c'est fini ces conneries. Vive la révolution ! Maman, papi a encore trop bu, s'indigne ma sœur. *** Le matin de la rentrée, je retrouve tous mes copains dans la cour du collège. On se remémore nos vacances en attendant la sonnerie qui annoncera une nouvelle année scolaire. Une fois dans le hall principal, chacun cherche son nom sur les listes affichées pour savoir dans quelle classe il se trouve. Je suis avec Julien, Pascal, Damien et Anthony. Les autres sont réparties sur deux autres classes. Notre professeure principale est Madame Alliouche, notre professeure d’Espéranto. J’aperçois ma sœur, de l’autre côté du hall, avec ses copines. Elle passe en 3ème cette année. Elle va devoir choisir le lycée et la filière où elle veut étudier plus tard. Notre première heure de cours se tient avec notre professeure principale. Après avoir fait l’appel, elle nous distribue notre emploi du temps et nous explique : - Le conseil scolaire, à partir de cette année, a réparti les heures de cours obligatoires sur quatre jours. Le mercredi et le samedi sont consacrés au modules optionnels, à savoir, les cours de musique et artistiques, et les activités sportives. Vous avez aussi des sorties loisirs. Je vais vous donner une feuille à remplir où vous devrez choisir vos options. Vous me la rendrez avant la fin de la semaine. Tout choix est définitif pour l’année scolaire alors réfléchissez bien. - Madame, intervient Damien, et si on n’a envie de rien faire ? - C’est ton choix, mais ça ne t’aidera pas à être plus malin. La classe éclate de rire. La professeure continue : - Ces activités sont utiles pour éveiller votre envie de connaissance et peut-être vous découvrir une passion. Elles permettent aussi de se divertir tout en apprenant, de se changer les idées et de découvrir de nouveaux mondes. La musique est un domaine immense, tout comme la peinture. Alors profitez de ces modules, ce ne peut être que des bonnes expériences. Pendant la récréation, chacun a exprimé ses choix de modules optionnels. Pascal et Julien n’ont choisi que des cours de sport malgré qu’ils fassent déjà du football au Stade Domératois. Sébastien et Damien ont choisi des sorties loisirs comme la pêche ou le ramassage de champignons. Anthony, Matthieu et moi avons choisi l’histoire de la musique ainsi que l’atelier bande dessinée. A la fin de la récréation, je suis allé voir Mélissa. Elle veut choisir l’atelier peinture et celui de biologie appliquée. Je lui demande si elle veut bien qu’on se voit mercredi après-midi et elle accepte. Elle me fait un bisou sur la joue. Ma sœur me regarde de loin et rigole de moi avec ses copines. Du coup, je m’approche d’elles et m’exclame : - Arrêtez de rigoler avec vos sourires en chemin de fer ! Un copain de ma sœur, Christophe, intervient : - Eh le bleu tu vas retourner avec tes minipouces ! Depuis quand les petits parlent comme ça ? - Depuis que je suis là. - C’est pas toi qui vas faire la loi bambino alors vas jouer aux billes. *** Mercredi après-midi, j’ai retrouvé Mélissa dans le parc en bas de chez moi. Nous habitons le même quartier, Bressolles. Un immense lotissement construit autour d’un espace vert au milieu duquel coule un ruisseau. Beaucoup de jeunes se retrouvent dans ce parc pour jouer au foot et pour s’amuser. Les soirs d’étés, c’est souvent la fête, beaucoup sont bourrés et des voisins se plaignent du bordel. Mais il y a toujours des anciens, en train de jouer aux boules, qui viennent calmer ces petites tensions. J’ai proposé à Mélissa de lui montrer la cabane qu’on a faite avec mes copains dans le bois derrière chez moi. En chemin, nous croisons Damien et Pascal en train de faire la course avec Greg sur leurs vélos. - Ils font ça tous les mercredis, dit Mélissa. - Je sais, normalement c’est moi qui tiens le chrono au départ mais pour aujourd’hui, ils ont demandé à Thibault. - Tu n’as pas peur d’aller dans le bois ? - Non pourquoi ? - A ce qui paraît, il y a un vieux qui habite dedans et qui kidnappe des enfants. C’est une voisine qui a dit ça à ma mère. - Ahah c’est des conneries, c’est des histoires pour faire peur aux filles ! Elle me jette un regard de tueuse. J’en profite pour changer de sujet. Pour arriver à la cabane, on doit emprunter un petit sentier assez tortueux, décoré par quelques grosses toiles d’araignées et des orties. De quoi faire crier Mélissa et effrayer les quelques animaux qui habitent dans le coin. Notre cabane se trouve au pied d’un immense chêne plus que centenaire. Elle est faite de bric et de broc, de planches récupérées et de morceaux de bois ramassés. Elle a la forme d’une tente canadienne. Les branches horizontales des arbres voisins nous ont aidés à la construire. On tient facilement assis à cinq dedans. On a fabriqué des arcs et des flèches en bois, qu’on cache à l’intérieur, et que je montre à Mélissa. Nous avons aussi notre observatoire en haut du chêne. La multitude de branches solides nous sert d’échelle. Mes parents m’ont interdit de monter car c’est dangereux mais j’y monte quand même. Nous décidons de grimper. Je lui dis de passer devant pour la guider et elle se débrouille plutôt bien. Arrivés en haut, le tronc principal se détache en plusieurs grosses branches qui permettent de s’asseoir côte à côte. De cette hauteur, nous surplombons le bois et nous voyons tout le centre de Domérat ainsi que les hameaux alentours. Le soleil est déjà assez bas en cette fin d’après-midi de septembre. Mélissa s’appuie sur mon épaule et je la prends dans mes bras. *** La première semaine au collège s’est bien passée. Les cours d’histoire-géographie sont très intéressants. Je ne peux pas en dire autant des mathématiques. Je passe mon temps à dessiner sur mon cahier au lieu de faire les exercices, ce qui m’a valu des devoirs en plus à rendre pour le prochain cours. Je ne l’ai pas dit à mon père sinon il m’aurait crié dessus. Samedi matin, j’ai eu mon premier cours optionnel : histoire de la musique. C’est Bruno, un guitariste d’un groupe de rock de la région et ami du directeur de l’école de musique, qui nous fait les leçons : - Bonjour à toutes et à tous, je vois qu’on est un bon petit groupe. Je m’attendais à moins de motivés, c’est cool, ça fait plaisir. Alors, on va passer les samedis ensemble à étudier l’histoire de la musique à travers toutes les époques mais aussi différencier les styles de musique et essayer d’en connaître les grands noms. Qui pratique un instrument parmi vous ? La majorité des élèves présents lève la main. - Ok, j’ai affaire à des passionnés, dites donc ! Je vous ai préparé une présentation du programme de l’année que je vais vous distribuer. On va commencer par un aperçu des origines de la musique à la préhistoire. Malheureusement on n’a pas d’enregistrement de l’époque donc ce sont les découvertes archéologiques qui nous intéresserons. Après nous passerons rapidement sur l’antiquité et le moyen-âge qui ne sont pas des périodes fastes, pour en venir à l’époque capitaliste, qui elle, foisonne de créations musicales. Je lève la main et demande : - Pourquoi ? - Comment t’appelles-tu ? - Rémi - Ok, Rémi. Le directeur de l’école de musique m’a parlé de toi et de tes « pourquoi ». C’est bien d’être curieux… En fait, l’ère capitaliste en développant l’industrie, la population et les villes a développé la production de musique. Matériellement, les instruments se sont transformés, on est passé de la guitare sèche à la guitare électro-acoustique puis électrique par exemple. La technologie a créé les boites à rythmes et synthétiseurs. Et derrière tout ça, la misère, la souffrance, l’injustice, sont des sources d’inspiration énormes. La musique durant le 20ème siècle représentait les courants sociaux des différentes époques. Mais je m’égare, on verra tout ça justement au cours de l’année. Un élève de troisième lève la main : - Est-ce que ça veut dire que notre époque est devenue moins riche en création musicale ? - Je ne dirais pas ça. Je dirais qu’au contraire la liberté a amené une autre vision des choses. Les sources d’inspiration majoritaires restent quand même l’amour et l’histoire. Mais il faut bien comprendre que durant les dernières années avant la révolution, des grandes compagnies produisaient de la musique pour faire de l’argent. Et les radios diffusaient énormément ces musiques-là. Je vous en ferai écouter pour que vous compreniez. Des choses plus intéressantes étaient dans l’underground, autrement dit dans l’ombre. La révolution, en supprimant le poids de l’argent a libéré la création et l’innovation artistique. Maintenant, si vous le voulez bien, nous allons commencer notre premier cours. Qui peut me donner une définition générale de ce qu’est la musique ? - C’est un ensemble de sons et des mélodies, répond Matthieu. - Oui c’est presque ça, c’est l’art d’assembler harmonieusement des sons. Alors vous me direz dans ce cas là, le chant d’un oiseau, c’est de la musique ? Et bien oui, les oiseaux sont des musiciens. Et il est fort probable, d’après les paléontologues, que les premiers instruments de musique créé par l’homme, servaient à la chasse ou à reproduire les bruits des animaux. A votre avis, quels sont les plus vieux instruments retrouvés dans les fouilles archéologiques ? - Des tam-tams, répond un élève de cinquième. - Et non, ce sont des instruments à vent, des sortes de flûtes taillées dans des os ou dans l’ivoire des mammouths par exemple. Les plus vieux exemplaires ont 35000 ans et ils ont été découverts en Allemagne. C’est la photo que vous voyez au fond de la salle ; regardez, on aperçoit des petits trous le long du tube, comme sur les flûtes modernes. Biensûr, celle-là produisait moins de sons différents, elle devait être plus proche du sifflet. Mis à part les instruments, avec quoi pouvons-nous faire de la musique ? - Avec notre voix, répond Anthony. - Oui tout à fait, avec notre corps. Les sons produits par le larynx, taper dans ses mains ou avec ses pieds, ont sûrement été les bases de la musique primitive, qui devait être essentiellement basée sur la rythmique. Nos ancêtres ont dû aussi essayer d’imiter les cris des animaux avec leur bouche avant d’essayer avec des instruments. Nul doute aussi, que les grottes ont servi pour des chants étant donné leurs exceptionnelles acoustiques… Considérations sur les “indignés”Par Partigiano :: 28/06/2011 à 15:23 :: Actualité
Un article qui analyse le mouvement des "indignés" sur le site La guerre dans l'âme :
Il fût un temps où les soulèvements de la classe ouvrière et/ou de la jeunesse s’appuyaient sur de solides écrits révolutionnaires : le Manifeste de Marx et Engels, le petit livre rouge, quelques essais situationnistes…Les révoltes du XXème siècle ont eu au moins le mérite d’être motivées par une stratégie globale de renversement effectif de la société, renversement qui, s’il n’a pas eu lieu, n’en est pas pour autant disqualifié dans les expressions les plus virulentes du Conflit en cours, bien au contraire. Mais il en va autrement du soulèvement des « indignés », qui a récemment bénéficié d’un emballement médiatique qui a eu tôt fait d’en faire le modèle de la « révolution citoyenne » de demain. Disons-le tout de suite : le grand soir de la « démocratie réelle » respire un air bien peu révolutionnaire… SUITE Le temps des émeutes a commencéPar Partigiano :: 16/06/2011 à 12:15 :: Actualité
Un bon texte analytique du site grec, Blaumachen, en français : L’étape transitoire de la crise : De la restructuration à la révolte Jour après jour, le vent de la révolte qui balaie l’Afrique et le Moyen-Orient se fait de plus en plus sentir. L’un après l’autre, les pays font les gros titres de la presse internationale, mais le sujet reste identique : des heurts entre manifestants et la police et/ou les nervis para-étatiques de tel ou tel régime, généralement totalitaire. Malgré toute la peine que se donne le spectacle mondial pour dissimuler le caractère prolétarien des émeutes et pour mettre l’accent sur les contradictions internes, en présentant les évènements comme de simples mouvements politiques « pour la démocratie », ou comme des confrontations politiques entre les partisans de tel et tel politicien local, rien n’y fait : c’est classe contre classe. Dans les mains des prolétaires, des pierres, des cocktails molotov et des morceaux de bois ; les flics, eux, sont armés jusqu’aux dents et, pris de peur, tirent dans le tas, assassinant sans discrimination. Les prolétaires occupent des bâtiments, bloquent des rues et incendient des voitures, s’attaquent aux prisons pour libérer les prisonniers, sabotent les infrastructures, et le capital s’apprête à imposer une dictature encore plus dure. Les régimes transitoires auront beaucoup de mal à se stabiliser, se trouvant de fait dans l’impossibilité de satisfaire ne serait-ce qu’une des revendications fondamentales des insurgés quant au niveau de vie. L’Égypte et la Libye nous offrent pour le moment les expressions les plus sévères de cette phase insurrectionnelle de la crise. L’Égypte à cause de son importance économique et géopolitique dans la concurrence inter-capitaliste mondiale ; la Libye, mises à part les questions pétrolières, à cause de la fulgurante perte de contrôle de l’État sur la situation, semant la panique à l’échelle internationale. ContactPar Partigiano :: 10/06/2011 à 8:27 :: Général
Si des gens veulent me contacter et discuter, j'ai créé une adresse mail : remitozeblog@yahoo.fr ou cliquer sur contact dans la colonne à gauche. Je détestePar Partigiano :: 09/06/2011 à 11:30 :: Textes divers
Je déteste ce système et tout ce qu’il contient. Je déteste l’injustice et l’inégalité. L’arrogance des bourgeois. Je déteste les hommes politiques, les dirigeants syndicaux qui ne sont que des collabos. Je ne supporte pas l’idée qu’en ce moment même des gens meurent de faim, de froid ou sous les balles d’une guerre à cause de l’économie capitaliste ou de la religion. Je déteste les petits soldats du capital et leur mentalité de fayot. Leur obsession à capituler devant leur bourreau. Je déteste les patrons pour qui ma classe se crève le cul pour des salaires de merde et des conditions de travail mortifères. Je déteste ce mode de vie où l’on bouffe de la merde plein de pesticides, où l’on boit de l’eau souillée et où l’on respire de l’air pollué. Je suis né avec la rage au ventre contre ce système qui mène le monde vers la barbarie apocalyptique. L’objectif est la révolution prolétarienne mondiale. Je suis prêt à en découdre pour construire un monde meilleur. Le monde parfait n’existe pas mais un monde où tout le monde peut manger, se loger et se soigner peut exister. Nous avons toutes les capacités pour cela. Un monde sans classe, ni Etat, sans argent. Une société libre et égale. J’aime le partage, l’échange, la connaissance face à l’ignorance. J’aime la solidarité, l’amour et l’amitié. J’aime la liberté. Viva EspañaPar Partigiano :: 24/05/2011 à 15:34 :: Actualité
Ça bouge en Espagne, pourvu que ça se durcisse et que ça se répande telle une épidémie... A lire sur le web : - Dossier Espagne sur Rue89 - ¡Que se vayan todos! sur Des nouvelles du front - Tahrir, Puerta del Sol, Bellecour ? La révolution est dans la place ! sur Rebellyon.info |
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